Vers un possible retour de l’arbitrage haïtien à la FIBA

Après avoir touché à bien des domaines (formation des entraîneurs, des arbitres, des officiels de table et le retour triomphal des sélections nationales A, basket 3x3 masculin et féminin à l’échelle régionale, la fédération haïtienne de basket-ball (FHB), en place depuis tantôt trois ans, est en passe d’écrire une nouvelle page dans l’histoire du basket haïtien. Cette fois, à l’échelle internationale. « Un arbitre haïtien postule pour décrocher une licence au niveau de la FIBA (Fédération internationale de basket-ball) », a laissé entendre Alph P. Ulysse, vice-président de cette entité sportive.

Son nom est Djeff Louissaint, né le 2 avril 1992 à Miragoâne. Pour les responsables du bureau fédéral, c’est le choix idéal, compte tenu de la performance de cet arbitre.
« Nous avons fait le choix de Djeff Louissaint parce qu’il est lauréat à maintes reprises lors des séances de formation organisées par la fédération. Nous sommes certains qu'il va représenter dignement le pays. Nous tenons aussi à préciser, eu égard aux règlements de la FIBA, que l’arbitre inscrit doit avoir plus de 35 ans, or il n’a que 26 », a précisé le vice-président de la FHB. Dans la foulée, nous aurons à adresser une demande de renouvellement de licence pour deux de nos arbitres : Wolf Sylvain et Johnny Innocent. Ces derniers, qui n’ont pas encore atteint l’âge de 35 ans, ont été déjà certifiés. Au fait, ils ont amplement la chance d’être renouvelés par la FIBA. En cas de réussite, ç’aurait été un grand coup pour le basket haïtien », espère-t-il.
Joint par téléphone, le natif de Miragoâne s’est montré plus qu’optimiste avant d’évoquer les épreuves physiques et écrites soumises par la fédération internationale de basket-ball.  
« À dire vrai, chaque mois, la direction technique de la FHB nous impose un test de recyclage pour qu’on puisse rester au top. J’ai toujours eu la note exigée, soit 80 sur cent ou plus. Je suis convaincu que je vais passer ces examens avec brio. L’épreuve écrite se fera en ligne, et ce en anglais. J’ai rendez-vous ce dimanche au centre récréatif et sportif de Turgeau pour subir les examens physiques. Il n’y aura, à mon humble avis, rien de compliqué, vu qu’on m’avait envoyé les modules sur le déroulement de ces examens », a fait savoir Djeff Louissaint, visiblement motivé et confiant. 
« Il n’existe pratiquement depuis 5 ans aucun arbitre haïtien certifié au niveau de la FIBA. En raison de cet impair, la fédération haïtienne de basket-ball, en juin 2018, a dû payer une pénalité, a souligné Alph P. Ulysse. C’est une anomalie grave, précise-t-il, que sa fédération entend corriger. Pour y arriver, la FHB avait entrepris une vaste campagne concernant la problématique de l’arbitrage en Haïti », a fait remarquer le vice-président de la FHB.
Dans les règlements de la FIBA, on lit ceci : « Pour les fédérations nationales qui ne comptent aucun arbitre certifié au niveau de la FIBA, une seule place est automatiquement disponible. » Dans ce petit jeu, les arbitres, qui auront à passer avec succès les examens, précisent ces règlements, repartiront avec une licence dûment signée par les autorités de l’instance suprême du basket-ball mondial.  
Le nouveau secrétaire général de la FIBA a promis d’envoyer des cadres en Haïti après avoir rencontré le président et le vice-président de la FHF. Ils auront pour mission d’évaluer la situation de la FHB. « Après plus de 10 ans d’absence, je suis content de voir la présence d’Haïti à ce congrès », a fait savoir Muratore Horacio qui participait à son 9e congrès.
S’il faut se fier aux déclarations du vice-président de la fédération haïtienne de basket-ball, Alph P. Ulysse, « avant la fin de l’année, le premier tournoi de basket 3x3 de la Caraïbe aura lieu et Haïti y sera. La date et le pays hôte seront sous peu connus », a-t-il fait savoir avant de qualifier de bénéfique le voyage effectué par les deux membres de la FHB pour prendre part au congrès de la FIBA.

Placer un arbitre certifié au niveau de la FIBA, disputer des compétitions à l’échelle régionale et internationale, travailler afin de renforcer et structurer les ligues et organiser le camp de détection pour les jeunes ainsi que les traditionnelles compétitions locales et nationales sont, entre autres, les défis qui attendent les autorités de la fédération haïtienne de basket-ball qui auront besoin, sans l’ombre d’un doute, de l’aide financière afin de se mettre à la hauteur de la tâche.   

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