7e édition de Miss Haïti, la perfection est visée

Les miss Samantha Colas, Seydina Allen et Viannye Ménard et plusieurs membres du comité de Miss Haïti, dont Sabine Désir, ont procédé au lancement de la 7e édition du concours à la Villa Thérèse ce 8 avril 2019. Cette édition, dont la principale nouveauté est l’extension du casting dans trois villes de province, met le cap vers la perfection telle que l’indique le chiffre 7, selon les organisateurs.

« On ouvrira le registre d’inscription dans trois autres villes du pays », confie Sabine Désir, la directrice nationale, aux travailleurs de la presse qui se sont rendus au lancement de la septième édition de Miss Haïti. « Cette ouverture aux régions, on l’a toujours voulue tout au début, mais faute de moyens, on n’avait jamais pu la réaliser. Comme le chiffre 7 est celui de la perfection, on s’est dit pourquoi ne pas s'y mettre cette année. En attendant de s’étendre sur l’ensemble des départements, on s’ouvre pour l’heure au Nord, au Sud et au Sud-Est, sans oublier la diaspora », informe-t-elle.
En effet, selon la région, la période de recrutement varie. Pour le Nord, ça va du 8 avril au 11 mai ; pour le Sud-Est, du 8 avril au 5 mai ; pour le Sud, du 8 avril au 4 mai ; et pour Port-au-Prince et sa région, du 8 avril au 11 mai.
Pas de grandes nouveautés dans les critères. Il faut être haïtienne, être née de sexe féminin, avoir un passeport haïtien valide ou être éligible à s’en procurer un. Avoir entre 20 et 26 ans. Etre célibataire et sans enfant, être en bonne condition physique/taille et poids proportionnels. Pouvoir s’exprimer en français, créole et anglais. Etre au niveau universitaire. Nourrir un projet social. Etre disponible pour toutes les activités durant le concours et payer les 100 dollars US d’inscription.
Pour s’inscrire il faut apporter une photo d’identité et la copie d’une pièce aux adresses que voici selon sa région. Au Cap, à Boukanye ; à Jacmel, à la mairie de cette ville ; aux Cayes, à Image plus, rue Duvivier Hall ; et à Port-au-Prince, à Villa Thérèse.
La conférence de presse de lancement était l’occasion de présenter le comité qui comprend Sabine Désir en tant que directrice nationale ; Christian Puesan, co-directeur national ; Karine Saint-Dic, responsable événementiel ; Wendell Lavaud, responsable de production ; Rodrine Janvier, responsable du département Soins et Santé ; Jameson Thermitus, responsable des relations publiques/photographe ; Lory Jabon, styliste et conseillère.
C’était aussi l’occasion pour des alumni du concours dont Samantha Colas, Seydina Allen ou encore Viannye Ménard de faire part de leur expérience et surtout mobiliser les jeunes femmes. Seydina, qui a représenté Haïti à Miss Global en 2018, a confié qu’Haïti a sa place dans les concours internationaux. « Pour avoir participé çà et là à ces concours, je peux vous le témoigner. On s’attend à ce qu’on y participe et on sait qu’on a quelque chose à offrir », a-t-elle dit.
Samantha souligne le fait que chaque candidate de ces concours est perçue comme une véritable ambassadrice de son pays. «  Il n’y a plus de Samantha ou de Sandra, que sais-je, quand on arrive là-bas, a-t-elle affirmé... il y a l’honneur d’Haïti qui se joue en vous. Il est courant qu’on vous questionne sur l’actualité brûlante de votre pays aussi. »
Viannye, elle, s’est penchée sur les débouchés que suppose la participation à un tel concours. « On bénéficie, en plus de la visibilité, de la possibilité des contrats publicitaires, de faire la promotion de ses causes et surtout de défendre dignement son drapeau », a-t-elle déclaré.
Lory Jabon, la styliste du concours d’ajouter : « Quel que soit l'étape à laquelle on parvient, de toutes façons, on tirera quelque chose de bon en y participant. »
Un sujet qui a fait débat à cette conférence de presse est le bashing dont les miss désignées pour représenter Haïti font généralement l’objet sur internet. Si Samatha a avoué que les candidates s’en rendent compte et en parlent aux concernées, Seydina, elle, avance que cette maltraitance n’est pas sans effet sur elle qui en a fait l’expérience. « Quand tu fais face à tout ce déversement de haine de la part de ceux que tu représentes, tu as envie d’abandonner. Tu perds les moyens et les notes en pâtissent », a-t-elle regretté. Elle en a appelé donc à la clémence du public haïtien pour qu'il cesse ce genre d’action malfaisante.

Miss Haïti 2019 est donc lancée officiellement ce 8 avril et se poursuivra au courant de l’année avec chacune de ses étapes que Ticket Magazine se fera le devoir de couvrir religieusement.

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