Carte d’identification: affluence et difficultés pour l’ONI

 À trois jours de l'échéance de l’application du décret sur le Numéro d’identification nationale unique et la carte d’identification nationale, les foules débordent dans les Centres de réception et de livraison de documents d’identité (CRLDI) et d’autres points mobiles de l’Office national d’identification (ONI). Certains centres restent fermés à cause de l’insécurité. Mais cela n’influe pas sur la capacité de l’ONI qui dit produire environ 50 mille cartes par jour.


Lundi, une heure et demie, des citoyens s’agglutinent à Delmas 75, au lycée Horatius Laventure. Enveloppe jaune en main, ils viennent s’enregistrer pour obtenir leur Carte d’identification nationale unique. Dans une salle de moins de cinq mètres carrés, les gens, en sueur, sans respecter aucune distance, se bousculent pour arriver les premiers. Le service semble être à l’arrêt depuis des heures. Certains agents prédisposés à la sécurité de l’espace exigent une meilleure organisation de la foule avant de lancer le processus. Dans ce centre effectuant l’enregistrement et la livraison des cartes, confie un employé, onreçoit quotidiennement entre 500 et 600 citoyens au minimum.

À l’extérieur, dans la cour du lycée, ceux qui veulent s’enregistrer ou récupérer leur carte sont de plus en plus nombreux. Sous le soleil de plomb, ils lancent de hauts cris. Certains confient y être de très tôt et ne peuvent plus patienter. D’autres ne veulent pas partir sans avoir terminé le processus. Ils ne veulent pas obtempérer pour reformer les files et serrent les rangs mal formés. Entre-temps, une heure 45 minutes, les groupuscules s'amoncellent, les nouveaux venus font la queue dans diverses lignes.

Ce point mobile à Delmas 75, dans un premier temps, devrait aider à décongestionner le centre de réception et de livraison de Delmas 31. Celui-ci avait subi des attaques des policiers du groupe Fantom 509. Ces agents de police en furie l’avaient incendié. « Le bureau est totalement incendié, des cartes étaient endommagées et nous avons perdu le matériel », a fait savoir au journal Wandy Charles, porte-parole de l’ONI. Finalement, c’est à Delmas 75 que ce service est déconcentré.

Le CRLDI de Champ de Mars n’est plus opérationnel. Du moins, la partie concernant les cartes d’identité. Des mouvements de protestation de certains employés qui réclamaient des arriérés de salaire ont poussé les responsables à déplacer le matériel en attendant leur paiement. Wandy Charles fait savoir que le point établi au kiosque Occide Jeanty ne fonctionne pas non plus à cause de l’insécurité.

C’est également le cas du bureau de Bourdon, principal centre d’appel et de livraison de cartes, a été aussi saccagé par les agents de police susmentionnés. « Il a subi deux attaques en une semaine et a été incendié partiellement. Le matériel de bureau a été calciné », regrette le porte-parole.

Pour remédier à cette situation, la délégation départementale de l’Ouest, sise au Canapé-Vert, offre le service d’enregistrement et de livraison. À cause des CRLDI fermés, l’office met l’accent sur les points mobiles à travers les entreprises privées et publiques.

Parallèlement, il a souligné qu’il existe au moins un centre de réception et de livraison dans chaque commune. L’objectif, souligne-t-il, c’est de renforcer la présence de l’ONI dans les sections communales.

Wandy Charles rassure pour les cartes endommagées : « Notre base de données nous permet d'identifier les cartes déjà livrées. On peut imprimer à nouveau les cartes. L’intéressé n’aura pas besoin de s’enregistrer à nouveau. » Il rappelle que l’Office nationale d’identification peut produire jusqu’à 50 mille cartes par jour, mais ne produit qu’environ 20 mille par rapport à la demande. Alors que les potentiels électeurs sont estimés à plus de six millions, au total, l’ONI a déjà livré deux millions de cartes.

« À partir du 16 octobre 2020, toute personne surprise sans sa carte d’identification nationale émise conformément aux dispositions du présent décret ou sans passeport en cours de validité est passible d’une amende équivalent à cinq pour cent de son revenu mensuel ou du salaire minimum mensuel pour les personnes sans emploi, sur procès-verbal dressé par un officier de police, prononcée séance tenante et toutes affaires cessantes par le tribunal compétent », indique l'article 25 du décret sur le Numéro d’identification nationale unique et la carte d’identification nationale.

Crédit: Le Nouvelliste

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